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Reprendre une entreprise en difficulté ou en liquidation

Chaque année, des milliers de sociétés entrent en procédure collective. Pour un repreneur, c’est l’occasion d’acquérir une activité, souvent sans ses dettes et à un prix inférieur au marché. Mais les délais sont courts, et c’est le tribunal qui choisit.

Mis à jour le 18 septembre 2026

Les trois procédures

  • La sauvegarde : l’entreprise n’est pas encore en cessation des paiements et se réorganise. Une cession partielle d’activité est possible, une reprise totale plus rare.
  • Le redressement judiciaire : l’entreprise est en cessation des paiements mais peut se redresser. L’administrateur judiciaire peut rechercher un repreneur et le tribunal peut arrêter un plan de cession.
  • La liquidation judiciaire : l’activité s’arrête ou se cède rapidement. Le liquidateur vend le fonds ou les actifs, souvent dans les semaines qui suivent le jugement.
En cours
75 722
Liquidation
63 166
Redressement
11 240
Sauvegarde
1 316
Sociétés en procédure ouverte, d’après les jugements publiés au BODACC.

Déposer une offre de reprise

  1. Repérer l’affaire

    Les jugements d’ouverture sont publiés au BODACC. Les administrateurs et mandataires judiciaires publient leurs appels d’offres, avec la date limite de dépôt, sur la plateforme de leur profession, Actify.

  2. Consulter le dossier

    L’administrateur ou le liquidateur communique aux candidats un dossier de présentation : activité, effectifs, bail, actifs, chiffres. Le délai pour l’étudier est court, parfois quelques semaines.

  3. Rédiger l’offre

    Elle précise le prix, les actifs repris, le nombre d’emplois maintenus, le financement et les prévisions d’activité (article L. 642-2 du code de commerce). Elle est déposée auprès de l’administrateur ou du liquidateur avant la date limite.

  4. L’audience et le jugement

    Le tribunal retient l’offre qui assure le mieux le maintien de l’emploi et le paiement des créanciers, dans les conditions les plus durables. Le prix n’est pas le seul critère. Les dirigeants de l’entreprise et leurs proches ne peuvent pas, en principe, se porter repreneurs (article L. 642-3).

Avantages et risques

  • Avantage : les dettes antérieures restent à la procédure ; le repreneur n’achète que ce que désigne le jugement.
  • Avantage : le prix est souvent inférieur à celui d’une cession classique.
  • Risque : une activité en difficulté l’est souvent pour des raisons qui ne disparaissent pas avec les dettes (emplacement, marché, bail trop cher).
  • Risque : peu de temps pour auditer, et peu de garanties sur ce qui est repris.
Voir les sociétés en procédure collective

Questions fréquentes

Peut-on racheter une entreprise en liquidation pour un euro ?

Cela arrive quand l’activité n’a presque plus de valeur et que le repreneur s’engage sur l’emploi ou sur des investissements. Le tribunal juge l’offre dans son ensemble : un prix symbolique n’est retenu que s’il sert mieux l’emploi et les créanciers que les autres offres.

Où trouver les entreprises en liquidation à reprendre ?

Les jugements sont publiés au BODACC, et les appels d’offres des administrateurs et liquidateurs sur Actify. Passation recense les sociétés en procédure ouverte, par activité et par département.

Ce guide donne des repères généraux. Les règles juridiques et fiscales évoluent et dépendent de chaque situation : faites valider votre projet par un avocat, un notaire ou un expert-comptable. Données de prix à jour du 17 septembre 2026.

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